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Lecture d'été (ados)

Publié le par Médiathèque de Soultz

 

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 Odd et les Géants de Glace. GAIMAN Neil. Ed Albin Michel, Wizz, 2009.

A 12 ans, Odd est un garçon un peu bizarre, quoiqu’il arrive, il sourit toujours, et cela agace les gens. Son père est mort lors d’une expédition viking, et lui est resté boiteux après qu’un arbre lui soit tombé sur le pied.

 

Alors que l’hiver ne semble pas vouloir s’en aller, Odd sauve un ours, accompagné d’un aigle et d’un renard… C’est le début d’un voyage vers le royaume des dieux… où un petit garçon intelligent pourrait bien triompher des géants de glace…


Dès 9 ans

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Le gardien de l’esprit sacré. Naohoko Uehashi. Milan, 2011.


Balsa, une jeune guerrière fait tout pour protéger le Prince Chagun. Le père de celui-ci veut en effet sa mort car selon une légende, il menacerait le royaume… Balsa, elle s’est jurée de sauver huit vies…


Dès 9 ans


Par l’auteur de La Charmeuse de Bêtes

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The Agency. Y.S. LEE. Ed Nathan, 2009

Angleterre, 19e siècle, à 12 ans Mary Quinn est sauvée de justesse de la potence et rejoint une société d’agents secrets au service de Sa Majesté. La jeune espionne va devoir infiltrer différents milieux pour résoudre ses enquêtes
Une sorte de « Cherub » au féminin

 

Dès 12 ans

T1 : Le Pendentif de Jade
T2 : Le Meurtre de l’Horloge

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Comment se débarrasser d'un vampire amoureux. FANTASKEY Beth. Le masque 2009.

A 16 ans, Jessica découvre qu’elle est fiancée. Ce qui lui déplaît fortement. D’autant plus que son promis se dit vampire et affirme qu’elle-même serait une princesse vampire. N’importe quoi ! Elle va tout faire pour se débarrasser de lui, mais…

         
2011-ados-percy-jackson.jpg  Percy Jackson. Rick Riordan. Albin Michel Jeunesse, 2010.

Ado hyperactif et dyslexique, Percy se découvre pourtant une ascendance inhabituelle : il serait le fils du dieu grec Poséidon, rien de moins ! Des aventures qui mêlent habilement préoccupations modernes et mythologie grecque, avec de l’humour en plus !

T1 : Le voleur de foudre
T2 : La mer des monstres
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Vango. Timothée de Fombelle. Gallimard Jeunesse, 2010.

 

Paris, 1934. Alors qu’il allait être ordonné prêtre, Vango, 19 ans, doit fuir. Il est accusé d’un crime dont il ignore tout. Mais il le sait depuis toujours, il doit fuir… D’ailleurs, la police n’est pas la seule à le poursuivre, il y a de mystérieux russes, mais aussi la belle Ethel qu’il a rencontré cinq ans auparavant… Une grande aventure commence, alors qu’en toile de fond, le nazisme gagne de l’ampleur…

 

T1 : Entre ciel et Terre
         
2011-ados-metal-melodie.jpg  

Metal mélodie. RIPPERT Maryvonne. Ed Milan, Macadam, 2010.


Comme beaucoup d’adolescentes, Luce, 16 ans, ne s’entend plus très bien avec sa mère. En rentrant d’une soirée, elle découvre que celle-ci la laisse se débrouiller seule pour quatre mois…

Passée la consternation, puis l’euphorie, Luce commence à se poser des questions… Elle part à la recherche de sa mère, au propre comme au figuré, en fouillant dans son passé...
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Passeuse de rêves. LOWRY Lois. Ed L’Ecole des Loisirs, Médium, 2010.


Petite est une apprentie passeuse de rêves… ces êtres, qui en touchant les objets et en combinant les souvenirs les « octroient » aux humains pour leur donner de doux rêves.

 

L’arrivée d’un petit garçon va lui compliquer la tâche. Il est en colère, de cette colère qui attire les Saboteurs, maîtres des cauchemars… Petite va tenter de les repousser…

 

Dès 12 ans

Publié dans Coups de coeur

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La BD Américaine 01 : les Comics

Publié le par Médiathèque de Soultz

Quand on parle de BD américaine, on pense évidemment à la BD des Etats Unis, mais à partir des années 1970-80, le terme recouvre aussi la BD anglaise et canadienne.


La BD de presse

Durant près de 40 ans la BD reste dans la presse. Pourquoi le terme « Comics » ou « Funnies » ? car ces dessins de presse avaient plutôt une vocation à être drôles et amusants.

La BD apparaît tout d’abord dans les suppléments du dimanche. Se sont des BD en couleur, pleine page, surtout humoristiques, avec des gags.
« The Katzenjammer kids » par Rudolf Dirks 1897, « Happy Hooligan », « Buster Brown », « Little Nemo »

Dans les années 1900 on fait des essais de BD dans la presse quotidienne, en noir et blanc
« A. Mutt » 1907-1983, « Briging up the father » 1913, « Krazy Kat » 1914-44

Les BD prennent un format en bande (strips).

En général il y a une bande sous forme de strips en semaine et une page le dimanche


Les Syndicates :

Dès les années 1860 des « syndicates » fournissent mots croisés et autres matériels pour les journaux. Mais ils se développent surtout à partir du début des années 1910.
Très rapidement les auteurs de BD traitent directement avec les syndicates plutôt qu’avec les journaux (encore actuellement)


Les Tendances des strips

1900 : les enfants (qui font des bêtises)

1910 : comédies familiales

1920 : comique mais avec un peu d’aventure
« Wash Tubb » 1924, « Little Orphan Annie » 1924, « Thimble Theater » (= Popeye)

BD-US-tarzan.jpg1930 : aventure réaliste
« Tarzan » 1929, « Buck Rodgers » (SF, d’après une nouvelle), « Flash  Gordon », « Terry et les pirates » (1934)
d’abord inspirés de la littérature populaire (les « Pulps ») puis il y aura des créations originales pour la BD. La mode est au pulps avec des personnages.

Fin 1930 : « Comic Book » : la BD sort des journaux pour être publiée dans des fascicules.
Mais la BD sérieuse, où l’on peut se fait un nom et gagner de l’argent reste la BD de presse.

1940 : peu marquant

BD-US-pogo.jpgFin 1940 : la tendance n’est pas au « beau » dessin, mais au dessin simplifié, au graphisme minimaliste. Cela est vrai également dans le dessin animé. Disney influence le monde entier.
Ex : « Pogo » 1948), « Peanuts » (=Snoopy) 1950-2000,

1950 : Soap opéra
« Juliet Jones », « On stage » (1957-1979)
on n’est plus dans la grande aventure, les histoires sont plus réalistes, ancrées aux Etats Unis

Après la guerre, la place faite aux BD se réduit pour au profit de la pub.
Les BD les plus simples s’en tirent le mieux car elle ont besoin de peu de place pour être lisibles (ex « Peanuts »).
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A partir des années 1960 : il n’y a plus de tendances dominantes dans les strips, Même si ponctuellement un strip sort du lot.
« Doonesbury » 1970, « Cathy » 1976, « Garfield » 1978, « Calvin et Hobbes » 1985, « Dilbert »

2000 : comics strips sur Internet
« Achewood », « PVP » ( Player vs Player)


Le Comic Book
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C’est une publication, où, pour la première fois il n’y a que de la BD, et qui est vendue régulièrement.
Au début des années 1930, c’est un pur produit dérivé du strip de presse (on réutilise les bandes des journaux). Un petit format, vendu en kiosque. Il va très bien se vendre.

A partir de 1938, cela devient un style à part entière avec l’apparition de « Superman » dans « Action Comics ». Au départ prévu pour la presse, « Superman » est refusé par les syndicates, lorsqu’il sort en comics, les ventes explosent en quelques mois. Le numéro 1 est vendu à 900 000 exemplaires.


Les modes

Le comic book est encore plus dépendant des modes car il est surtout lu par les enfants et les adolescents.
Le phénomène des super héros costumés explose. (« Batman » 1939)

Dès 1942 apparaissent de nouvelles modes :

> « Archie » (1939) les aventures comiques d’un adolescent (la série existe toujours)
> BD humoristique  dans un style « Funny Animal » on fait des version en BD de dessins animés (MGM, Disney, Warner)
> les histoires criminelles, la mode dure entre 1946-49. « Crime does not pay »
> Certains genres (comme les super héros) s’adaptent pour faire face à ces effets de mode (les crimes apparaissent par exemple dans les comics de super héros)BD-US-crypt.jpg
> 1947-49 : apparaissent les « good girls » dans les comics : des femmes plantureuses
> Western : il n’y a pas de période précise pour cette mode, elle gagne progressivement du terrain après-la guerre et a profité des adaptations radiophoniques ou pour la télévision.
> 1947 : Romance, énorme engouement dans les années 1949-50
> horreur : années 1950, « Tales from the crypt »
> BD de guerre : années 1950, la mode apparaît au moment de la guerre de Corée (1950-53)
ce n’est pas de la guerre héroïque, on y montre son côté horrible, la mort….
> adaptations littéraires « Classics illustrated »
> parodies « MAD »

Ces modes durent dans des cycles de 3 à 5 ans, ensuite, une sélection naturelle se fait et seuls les meilleurs titres restent


Le Comics Code
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Dès 1948 s’organisent des campagnes d’opinion contre les comics books car ils sont lus par les enfants (en Europe aussi, en France cela débouchera sur la loi 1949 pour les publications jeunesse)
En 1954 le livre « Seduction of innocent » de Frederic Wertham, M.D. associe comics et délinquance juvénile
Les éditeurs créent un organisme d’auto-régulation le « Comics code »


Les Super Héros

Les comics book sont souvent confondus avec le super héros .
Un comics books est un fascicule de BD.
Mais la naissance de ce support se confond presque avec la naissance du nouveau genre « super héros ».
C’est la première apparition de « Superman » dans le n°1 d’« Action Comics » en 1938 qui est le déclencheur. Le personnage va servir de modèle à tous les autres super héros


Définition du super héros :
> un personnage avec des capacités surhumaines
> un costume (une identité visuelle)
> une double identité

en 1939, Superman sort sous son propre titre et se vend très bien, les éditeurs sont obligés de faire un retirage !
1939, tous les éditeurs se mettent donc à faire du super héros : des centaines sont lancés, mais il faut un concept original pour sortir du lot :

BD-US-batman-1.jpg> Batman :
Les raison de son succès :
- une psychologie poussée
- Robin : le partenaire qui apparaît en 1940
- les gadgets, véhicules
- des adversaires mémorables (le Joker, Catwoman, le Pingouin..)

> origine magique :
« Captain Marvel » 1940, « Doctor Faith » (années 1940), le « Spectre », « Green Lantern »

le problème avec la magie est que le scénario devient parfois prévisible, le mieux est alors de se spécialiser :
BD-US-green-lantern.jpg
> les éléments :
- le feu : « La Torche Humaine »
- l’eau : « Submariner »
- l’air : le vol est une pouvoir banal pour des super héros (« Hawkman »)

> les propriétés :
- la vitesse : « Flash » :
- la force : « The Atom »
- la ductilité : « Plasticman » peut prendre n’importe quelle forme
- petitesse : « Dollman » peut réduire sa taille

> l’incarnation d’un concept :
- patriotisme : « Captain America »
- féminité : « Wonder Woman » (aussi concept patriotique)


1932-42 est l’âge d’or des super héros
ils sont créés alors que les Etats Unis n’étaient pas encore entrés en guerre…


BD-US-justice-ligue.jpgThe Justice Society of America

Une idée commerciale fait son chemin : les supers héros qui ont beaucoup de succès ont droit à des aventures dans un mensuel et un journal portent leur nom. Mais tous n’ont pas ces faveurs… Se créé alors « The Justice Society of America » qui regroupe plusieurs de ces supers héros à la notoriété plus faible (Wonder Woman, Green Lantern, Flash…). Lorsqu’ils acquièrent leur propre journal, ils quittent la Ligue pour laisser la place à de nouveaux héros.


Le déclin des Supers Héros

Fin des années 1940, l’explosion de héros est finie, la plupart ont disparut. Seuls restent les plus populaires, ceux aux concepts forts : Superman, Plastic Man, Batman, Wonder Woman, Captain Marvel…

Dans les années 1950 il reste peu de supers héros, cela n’est plus original. Les comics books cherchent d’autres concepts, car le genre paraît enfantin face à l’horreur, la romance, etc.

La télévision concurrence les comics book, mais leur fait aussi de la pub avec les séries (Superman…).


Le renouveau grâce à la science

Vers la fin des années 1950 commence chez DC Comics un renouveau du genre super héros, de nouvelles version des héros sont données…

Il y a ainsi toute une nouvelle vague de supers héros dont les pouvoirs proviennent d’une explication « scientifique » (la mode est à la radiation, par le rayonnement cosmique, la radioactivité…, surtout chez Marvel).

Pour expliquer ce que sont devenus les anciens supers héros, c’est très simple : ils existent toujours, mais dans une dimension parallèle.
BD-US-hulk.jpg
La « Justice League of America » remplace la « Justice Society of America ».

Super pouvoirs liés à la science :
« The Challengers of the Unknow » 1958, « The Fantastic Four », « Hulk » (1962), « Spiderman » (1962), « The X-Men » (1963), « Daredevil » (1964)

Quelques personnages se fabriquent eux-mêmes leurs supers pouvoirs  :
« Ant-Man », « Iron Man »

Certains personnages sont tout de même liés à la magie :
« Thor », « Doctor strange »

Les équipes marchent très bien :
« The Avengers » (avec des personnages existants : Hulk, Iron Man, Antman, Captain America …), « Doom Patrol »

Les héros de Marvel sont souvent plus humains avec des blessures physiques ou psychologiques (Thor, Iron Man, Spiderman …)


Les années 1960 voient un nouvel engouement pour les supers héros, surtout les années 1964-65.
La mode culmine avec la série télé « Batman » où l’humour est très présent. C’est un succès mondial.
L’accent est mis sur une nouvelle idée : le super héros passe son temps à combattre son alter ego un super méchant.


La vente directe

Avec les années 1960, arrive un nouveau phénomène : celui des fans. Ils créent des fanzines, se réunissent en conventions et se déguisent même en leurs héros favoris… Par contre ils ont du mal à se procurer leurs comics, la distribution se faisant parfois de manière aléatoire.

C’est avec les années 1970 que se développe la vente directe (Direct sales). Phil Seuling organise des conventions de fans et va demander aux éditeurs s’ils ne voudraient pas vendre leurs directement les comics via des librairies spécialisées en BD. La proposition est intéressante pour les maisons d’éditions car elle représente des ventes fermes, c’est-à-dire sans retours.


De nouvelles modes
BD-US-punisher.jpg
De nouveaux auteurs apparaissent dans les années 1960-70, ainsi que de nouvelles modes.
> des héros noirs : « Luke Cage ».
> des super héroïnes : « Black Widow »
> plus de violence : « The Punisher ».
> l’horreur : « Dracula », « Frankenstein », « Ghost Rider », « The son of  Satan »
> kung-fu : « Master of Kung-Fu », « Iron Fist »
> l’heroïc fantasy : (années 1970) « Conan »

L’univers des éditeurs s’enrichissent de toutes ces tendances. A l’univers des supers héros se mélange de l’horreur, du kung-fu…
« Daredevil » par Frank Miller fait beaucoup référence aux films de sabre (création de Elektra)
« X-Men » : avec des apparitions de Dracula

La série « X-Men » qui s ‘était arrêtée vers 1970 est relancée en 1975 avec une nouvelle équipe. Elle devient un best-seller de Marvel. Est lancé alors une série spin-off : « The New Mutans ». Les série avec des mutans se multiplent chez Marvel.

C’est le triomphe de la méthode Marvel et des réseaux de distribution spécialisés.

DC Cosmics doit ressembler à Marvel pour survire. En 1980 est créé « The New Teen Titans » une série avec une équipe, C’est un très gros succès. Les deux gros succès des années 1980 concernent donc deux séries avec des équipes.
La refonte de l’univers fictionnel de DC Comics est expliqué dans « Crisis ». La multitude des univers est aggloméré en un seul (avec Batman, Superman, Flash…).


Edition indépendante

BD-US-tortues.jpg> Eastman et Laird lancent à compte d’auteur la série « Teenage Mutan Ninja Turtles » (= les Tortues Ninja). La série est publiée en petit tirage, en noir et blanc. Elle connaît un petit succès, surtout auprès des collectionneurs. Mais surtout, elle va devenir célèbre grâce à la série télé, aux jouets et autres séries BD
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> « Watchmen » de Allan Moore et Dave Gibbons connaît un très gros succès

> « Batman the Dark Knight » de Frank Miller : l’univers est plus méchant et violent. C’est le début du héros « Grim and Guitty » (sinistre et qui a du cran, qui s’accroche conte tes difficultés)

Fin des années 1980 et débuts des années 1990 le Super Héros domine le marché du comic book

1993, le marché s’écroule à nouveau et ne s’en est pas encore remis complètement.
Depuis les années 1980 il n’y a rien eut de vraiment innovant. Les trois concepts de base (costume, pouvoir, identité secrète) qui bien repensés ont permis un renouveau n’ont plus changé.

 

 

Compte-rendu du Stage MDP Colmar
avec Jean-Paul JENNEQUIN

 

La BD Américaine 02 : de l'underground au graphic novel

 

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La BD Américaine 02 : de l'underground au graphic novel

Publié le par Médiathèque de Soultz

Une notion d'auteur inconnue

 

Jusqu’aux années 1960 il n’y a pas de notion d’auteur en bande dessinée, pas seulement aux Etats-Unis mais en Europe également.

Ce qui compte, c’est :
- la série, le personnage (ex : Mickey)
- le copyright (qui a la propriété de la BD) : le syndicate

Le créateur de bande dessinée n’est pas considéré comme un artiste qui créé une œuvre mais comme un « entertainer ». Son statut est comparable à celui d’une vedette de cinéma ou de télévision.

Le dessinateur dessine sous contrat avec le syndicate. Son salaire est en fonction de la popularité de sa série. Plus une BD est achetée par les journaux, mieux il est payé.

Dans le Comic Book c’est pire, l’auteur s’efface totalement derrière son personnage.

A partir des années 1940, les auteurs travaillent en « free lance » dans un système de « work for hire ». Vis-à-vis de la loi ils sont considérés comme faisant un travail à façon pour un éditeur. Après les années 1940 les comics sont réalisés par un atelier.

La notion d’auteur est plutôt floue. On considère qu’il y a de bons dessinateurs et de moins bons, mais on ne connaît pas leurs noms.


Comix Underground

La notion d’auteur aux Etats-Unis arrive presque par accident avec la BD underground par le biais de la question « qui possède cette œuvre ? »
BD-US-mad.jpg
Dans les années 1960, selon la loi américaine, pour le comic book c’est l’éditeur. Mais dans la BD underground, ce sera l’auteur…

Dans les années 1960, de nombreux auteurs seront influencés par la BD satirique « MAD » de Harvey Kurtzman. Le genre satirique est alors une tendance dans la culture occidentale (1960 « Hara-Kiri » en France).

Les auteurs publient dans des revues de campus dont certaines évoluent pour devenir des revues de presse parallèles underground, elles deviennent « hippies ».( « The last village other »)
BD-US-zapcomix.jpg
Il y a un moment décisif dans la BD underground :
En 1968, Rober Crumb réalise et édite seul le comic book « Zap Comix ».
C’est clairement une appropriation et un détournement du format comic book pour publier de la BD underground. Il va même jusqu’à parodier le timbre du comic code.
Il est immédiatement imité par la jeune génération d’auteurs et d’éditeurs.
Le mouvement hippie et de contre-culture a trouvé un nouveau support pour s’exprimer.
Le moment fort de l’underground se situe entre 1968-73 (même s’il continue encore après).

De petites structures se forment pour éditer des comixs, parfois à compte d’auteur.
Le format est toujours le même : un format comic book, une couverture en couleur, l’intérieur en noir et blanc, un peu plus cher que le comic normal
BD-US-god-nose.jpg
Les sujets abordés sont audacieux :
- le sexe : on en parle, on le montre (« Bizarre Sex »)
- la violence et le racisme de la société américaine
- la politique : contre la guerre au Vietnam notamment
- la religionGod Nose ») Est souvent évoqué l’aspect répressif de la religion, surtout catholique
- la drogueFeds ‘N Heads », « Head comix », « Freak Brothers »)

La BD de contre-culture des années 1960 se publie dans les magazines, aussi bien aux Etats-Unis qu’en Europe (« Actuel !? »)

Dans la BD underground :
- se sont surtout les auteurs qui sont mis en avant (Crumb devient la première « vedette » de la BD underground)
- il n’est pas question de copyright : se sont les auteurs qui sont propriétaires de leur BD et ont la liberté d’en faire ce qu’ils veulent.

Le gros du mouvement underground va jusqu’en 1973, mais les comixs continuent jusque dans les années 1980. L’underground est une notion de contre-culture, une contestation de l’ordre établi, sa diffusion se fait sur des circuits parallèles.

Peu à peu, dans les années 1980 on voit apparaître des éditeurs indépendants.
Les auteurs de BD traditionnelle (« Mainstream ») jalousent leurs collègues underground pour leur liberté de création.

La BD underground bénéficie d’un statut particulier car sa diffusion est particulière (les vendeurs de journaux, les head shop où l’on trouve tout le matériel nécessaire au bon hippie…)

Avec l’essoufflement du mouvement hippie et l’érosion des ventes la diffusion des comixs passe des heads shops aux librairies spécialisées.

Les parutions underground ne sont pas du tout régulières. On va chercher à donner une continuité au mouvement underground en regroupant les BD dans des magazines. (« Comix Book » 1974, « Arcade » 1975…)

Le comixs est un espace de liberté totale. On continue à y mettre en avant ce dont on ne parle pas ailleurs : féminisme, crimes commis par les grandes sociétés, l’homosexualité…


Plus de liberté pour les auteurs  mainstream…

BD-US-eisner.jpgAu cours des années 1970 certains comics qui ne sont pas underground reprennent la même présentation que ceux-ci (couverture couleur, intérieur noir et blanc) et sont distribués par les librairies spécialisées, leurs sujets restent toutefois proches de ceux du Mainstream. Ce qu’ils veulent, être plus libres…

- « Star * Reach » comic book de SF.
- 1976 « Heavy metal » version américaine de « Métal Hurlant », où sont publiées des BD européennes mais aussi des œuvres originales américaines
- « Sabre » l par Don McGregor et Paul Gulacy.
- 1978 « A contract with God – A graphic Novel » de Will Eisner
- 1978 « Cerebus » une parodie de « Conan le Barbare » en près de 300 numéros.
- 1978 début de « Elfquest » de l’Heroic Fantasy.

BD-US-ronin.jpg
1981 : premiers comics en couleurs pour concurrencer le Mainstream par de petits éditeurs
Marvel et DC réagissent en lançant une collection où les auteurs gardent leurs droits, ou ont droit à un intéressement aux ventes.
Ex : Frank Miller avec « Ronin »  une mini-série de 6 numéros où il garde ses droits

A cette époque, il existe donc plusieurs voies pour un auteur qui voudrait conserver ses droits.
Cela bénéficie à tous : les maisons d’éditions gardent leurs bons auteurs, et les auteurs leurs droits.
La distribution se fait dans des librairies spécialisées (les vendeurs de journaux sont en perte de vitesse). De nombreux petits éditeurs se lancent…
BD-US-weirdo.jpgBD-US-raw.jpg
2 magazines issus de l’underground marquent les années 1980 :
> « Raw » créé par Art Spiegelman, avec une approche artistique de la BD (distribué dans les galerie d’art).
> « Weirdo » est plus proche de l’art populaire, de l’art modeste.

Ces auteurs à l’esprit underground sont également publiés dans la presse culturelle gratuite des villes américaines (ex : Charles Burns, l’auteur de « Black Hole », Matt Groening le créateur des « Simpson »).


Les années 1980 ont vu la première succes story de la BD de « creator owned » avec les « Tortues Ninja » (« Teenage Mutan Ninja Turtles »)BD US tortues
C’est un mélange de ninjas, de mutants…La série s’adresse aux lecteurs de comics qui voient tout de suite les clins d’œil à Miller (la couverture est une référence à la couverture de « Ronin »).. C’est un petit succès dans les librairies spécialisées. Puis de fil en aiguille, des entreprises prennent des options pour des jouets, des dessins animés, etc.
Comme les auteurs ont publié leur premier numéro eux-mêmes, ils sont propriétaires de tout. En quelques années, ils deviennent millionnaires

Les auteurs de BD comprennent qu’ils peuvent faire carrière chez Marvel et DC, jusqu’à y acquérir une certaine notoriété, mais que ce n’est pas une fin en soit. Ils doivent par la suite faire leurs propres créations.


BD US batman 2Le roman graphique
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Fin des années 1980 : première explosion du roman graphique, grâce à 3 œuvres parues dans les années 1980 et publiées en livre :
> « Batman Dark Knight » de Frank Miller
> « Watchman » des auteurs britanniques Allan More et Dave Gibons
> « Maus » d’Art Spiegelman, la BD a reçu le prix Pulitzer en 1992 (le seul décerné à une BD jusqu’à présent)

L’effet médiatique est très important.

Même s’il y a une reconnaissance du genre, le passage par la prépublication est encore un passage obligé. Il faut du temps pour créer et mettre en place ces histoires. Entre-temps, l’auteur doit vivre. La solution BD-US-corrigan.jpgpasse donc par la publication en feuilleton, dans les revues (celle de l’auteur ou d’autres) avant la publication en livres.
« Yummy Fur » de Chester Brown
« Eigthball » de Daniel Clowes
« Palooka-Ville » de Seth
« Peep Show » de Joe Matt
« Acme Novelty Library » par Chris Ware
« Neat Stuff » Peter Bagge, il fait aussi le Comic Book “Hate!”
« Naughty Bits » Roberta Gregory
« Pickle » Dylan Hanocks
 BD-US-from-hell.jpg
Il y a même des prépublications qui regroupent des fascicules
« From Hell » de Allan Moore et Campbell
« Cages » de Dave McKean
« Louis Riel » de Chester Brown

Le début des années 1990 marque l’apogée du mouvement.


Les tendances actuelles
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Début des années 2000, de grands éditeurs (pas forcément de BD) ont commencé à publier des romans graphiques,

Les éditions jeunesse s’intéressent à la BD et créent directement des BD livres pour enfant (grâce notamment au succès de « Bone » dans sa version couleur)

Actuellement chez Marvel et DC se sont plutôt les scénaristes qui s’expriment. Ils sont même plus des vedettes que les dessinateurs.

Internet permet aux jeunes auteurs de publier directement leurs créations. Certains sortent par la suite une version papier, d’autres attendent d’être publiés par des éditeurs.

Compte-rendu de Stage MDP Colmar

avec Jean-Paul JENNEQUIN

 

La BD Américaine 01 : les Comics

 

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Un Microclimat sur Soultz

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Jeudi 30 juin à 20h15

Concerts à la Médiathèque

 

nitromika-changala-01.jpg

 

 

Extraits du concert

 

 

 

http://www.myspace.com/nitromika

 

http://www.myspace.com/changalamusiccollectif-microclimat-logo.jpg

 

 

 

Entrée libre

Réservation indispensable au 03.89.76.48.46

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Les Comics (La BD Américaine)

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La BD Américaine 01 : les Comics

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Bande Dessinée Adulte

Comics et Super Heros
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Asamiya, Kia  Batman (t1)
Bendi, Brian Michael  Spider-Man (t6)
Burroughs, Edgar Rice   Tarzan (t7,8)
Claremont, Chris ; Guice, Jackson (ill.)  Aliens t1
Dini, Paul   Superman (t1)
Ellis, Warren  Iron Man : Extremis
Ellis, Warren ; Robertson, Darick (ill.)  Transmetropolitan (t1)
Ennis, Garth   Punisher (t1-7)
Gaiman, Neil 1602
Gaiman, Neil   Sandman : Préludes nocturnes
Gilroy, Henry   Star Wars (t1,2)
James, Bill   Wolverine : les origines
Lee, Stan   Hulk (1962-1963)
Lee, Stan   Spiderman (1962-1963)
Lobdell, Scott ; Davis, Alan (ill.)  Fantastic four (t1)
Lobdell, Scott   X-Men (t1-2)
Mignola, Mike   Hellboy (t1-6)
Millar, Mark   Superman
Millar, Mark   X-Men
Miller, Frank   300
Miller, Frank   Batman: Dark Knight
Miller, Frank   Daredevil (t4) : Guerre & Amour
Miller, Frank   Elektra
Miller, Frank   Elektra: le retour
Miller, Frank   Martha Washington sauve le monde
Miller, Frank   Sin city
Moore, Alan   Promethea
Moore, Alan   Top 10
Moore, Alan   V pour Vendetta
Moore, Alan   Watchmen (les gardiens)
Morisson, Grant ; Lee, Jae (ill.)
Fantastic four (t2)
Ostrander, John   Star Wars – Clone Wars (t1)
Raymond, Alexander Gillespie   Flash Gordon (t1-3,5)
Ross, Alex / Krueger, Jim ; Leon, John Paul(ill.)  Earth (t1)
Smith, Jeff   Bone (t1-10)
Smith, Kévin,   Daredevil (t2)
Tota, Ciro  Photonik (t1)

Vaughan, Brian K.   Pride of Bagdad

Autre BD américaine (strips, graphic novel…)
Adams, Scott   Dilbert
Bendis, Brian Michael ; Medina, Angel (ill.)  Sam and Twitch (t1)
Bendis, Brian Michael  (scén. + ill.); Andreyko, Marc  Torso
 
Burns, Charles   Black Hole
Clowes, Daniel  Ghost World
Collins, Max Alla   Les Sentiers de la Perdition
BD US BDA 02Crumb, Robert   Fritz the cat (t1)
Cruse, Howard  Un Monde de différence

Drechsler, Debbie  Daddy's Girl

Eisner, Will   Moby Dick
Eisner, Will   Mon dernier jour au Vietnam
Eisner, Will   New York Trilogie (La Ville, L’Immeuble, Les Gens)
Eisner, Will   Petits miracles
Gallart ; Forton (ill.)  Blues pour un inconnu
Gallart ; Forton (ill.)  Flouse blues
Gregory, Roberta  Bitchy Bitch  : Les rudes études de Roberta
Groening, Matt  L'Enfance c'est l'enfer
Groening, Matt  Le Sens de la vie selon Akbar & Jeff
Lutes, Jason  Double fond
Ott, Thomas  Dead End
Ott, Thomas  Exit
Ott, Thomas  Greetings from Hellville
Ott, Thomas  Tales of Error
Rehr, Henrik   Mardi 11 Septembre
Robinson, Alex   De mal en pis
Seth  Le Commis voyageur  (t1)
Seth  Palooka ville
Seth  La Vie est belle malgré tout
Spiegelman, Art   Maus
Vance, James ; Burr, Dan (ill.)  Les Rois vagabonds
Watson, Andi  Breakfast Afternoon


Bande Dessinée Jeunesse

Bugs Bunny et ses amis (t7,8)
Watterson, Bill   Calvin et Hobbes (t1-24)
Sullivan, Pat   Félix le chat
Davis, Jim   Garfield
Falk, Lee   Mandrake le Magicien (t7)
Groening, Matt   Les Simpson
Schulz, Charles M.   Snoopy


DVD Jeunesse

Schumacher, Joel   Batman forever
Schumacher, Joel   Batman et Robin
Bird, Brad  Les Indestructibles
Salkind, Alexander   Superman
Lester, Richard   Superman 2

DVD Adultes
BD-US-DVDA-01.jpg
Story, Tim   Les 4 fantastiques et le surfer d'argent
Berman, Shari Springer   American Splendor
Burton, Tim   Batman
Nolan, Christopher   Batman begins
Nolan, Christopher   The Dark Knight - Le Chevalier Noir
Hodges, Mike   Flash Gordon
Toro, Guillermo Del   Hellboy
Toro, Guillermo Del   Hellboy 2
Favreau, Jon   Iron Man
Mendes, Sam   Les Sentiers de la perdition
Raimi, Sam   Spider-man
Raimi, Sam   Spider-Man 2
Raimi, Sam   Spider-Man 3
Rodriguez, Robert   Sin city
Viotte, Michel   De Superman à Spider-Man (documentaire)
Singer, Bryan  Superman returns
McTeigue , James   V pour Vendetta
Snyder, Zack   Watchmen - les Gardiens
Hood, Gavin   X-Men Origins : Wolverine

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...Contes pour les adultes

Publié le par Médiathèque de Soultz

La Médiathèque poursuit son programme médiéval :

 
Moyen-age-contes-foto.jpgJeudi 23 Juin à 20h15 :
Contes


Avec les Conteuses et les musiciens du Stockbrunna
Acompagnés de l’Association « Lames d’en temps »
Entrée Libre
Réservation indispensable
Médiathèque de Soultz
03 89 76 48 46

 

 

Une sélection de musique médiévale :

 

http://www.musicme.com/playlist/1587493

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Contes pour les enfants...

Publié le par Médiathèque de Soultz

 

Moyen-age-lames-foto-01.jpgMercredi 22 Juin :
Histoires du Moyen Âge
à 15h : enfants à partir de 3 ans
à 16h : enfants à partir de 8 ans


Avec l’Association « Lames d’en temps »
Entrée Libre
Réservation indispensable
Médiathèque de Soultz
03 89 76 48 46

 

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Chasse aux sorcières...

Publié le par Médiathèque de Soultz


Moyen-age-sorciere-foto.jpgJeudi 16 Juin à 20h15 :
Conférence « La chasse aux sorcières
dans la province dominicaine de Teutonie au 15ème siècle»


avec Sonia Pelletier-Gautier
(professeur d’histoire et auteur)
Avec l’Association « Lames d’en temps »
Entrée Libre
Réservation indispensable                                      Biographie de Sonia Pelletier-Gautier
Médiathèque de Soultz
03 89 76 48 46

 

 

Après une conférence passionante, le public a pu assister dans le jardin de la Médiathèque à la condamnation d'une sorcière aux cheveux rouges (que les lecteurs auront reconnue...).

 

MAge-sorciere-09.jpg   MAge-sorciere-04.jpg
     
MAge-sorciere-14.jpg   MAge sorciere 12b

 

Plus de photos de la soirée sur le site des Lames d'en Temps

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Des Jeux au château

Publié le par Médiathèque de Soultz

 

Moyen-age-lames-foto-02.jpgSamedi 11 Juin de 14h à 18h :
Jeux et Combats Médiévaux


Avec l’Association « Lames d’en temps »
Enfants accompagnés de 4 à 14 ans
 

 

Entrée Libre
Musée du Bucheneck

 

 

MAge-jeux-09.jpg   MAge-jeux-10.jpg

 

plus de photos de la journée sur la galerie des Lames d'en Temps

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Chant médiéval

Publié le par Médiathèque de Soultz

 

Moyen-age-Arbogast-foto.jpgJeudi 9 Juin à 20h15 :
Concert Luc Arbogast
(contre-ténor bouzouki irlandais)


Chant médiéval profane et religieux
Entrée Libre – Plateau
Eglise Saint Maurice

 

http://www.myspace.com/lucarbogast

 

 

 

Moyen-age-Arbogast-soiree.jpg

 

 

Lien vers le site des Lames d'en Temps (troupe d'escrime de spectacles médiévaux)

avec plus de photos de la soirée

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